Elle nous a trahie, la vieille maison...
Ou peut-être est-ce nous qui avons failli, allez savoir!
Le fait est qu'après 18 mois de tergiversations, projets, plans, demandes de permis, concertations avec des entrepreneurs variés, le verdict est tombé, implacable!
Si on touche au pignon de l'ancienne grange, il s'effondre. S'il tombe, il entraîne à sa suite les voussettes, seul élément d'architecture que j'aurais souhaité sauver... Et avec un peu de malchance, il n'est pas impossible que les autres murs suivent le mouvement par pure solidarité...
Et surtout, surtout, tenter de sauver les murs du rez reviendrait à trois fois le budget d'une démolition simple et d'une reconstruction en briques avant de continuer comme prévu l'étage en ossature bois.
La nouvelle m'a choquée. Tant qu'il m'a fallu plus de deux semaines pour la digérer. C'était la fin de tout. Tous ces efforts, tous ces mois d'attente pour en arriver là. Mais comme il ne sert à rien de pleurer sur la cruche cassée, j'ai repris mon bâton de pèlerin afin de remettre debout un projet qui :
- respecte le permis d'urbanisme
- permette de conserver la TVA à 6%
- tienne dans un budget trop étriqué qui n'a pas les moyens de suivre la flambée des prix de la construction
- reste econologique : matériaux sains, naturels, recyclables, bonne isolation et ventilation, etc.
Bien sûr, si j'avais choisi cette option dès le départ, sans doute que j'aurais dessiné la maison différemment. Mais il est trop tard pour changer... enfin, il est surtout impensable de recommencer la bataille du permis d'urbanisme.
Puis, à quelque chose malheur est bon. Des amis se sont penchés sur notre mauvais sort... et nous ont prêté un appartement pour la durée des travaux (et les durs mois d'hiver). Ce logement tombé du ciel est un grand duplex en attente de très gros travaux de rénovation. Il était certes fort encombré par les "oublis" de nombreux locataires plus ou moins temporaires, le stock d'un ancien magasin de bricolage, l'atelier de reliure en attente d'un aménagement plus conséquent, des meubles, des modèles réduits d'avion, de l'électronique plus ou moins défaillante...
Une vraie caverne d'Ali-Baba!
Après une bonne semaine de rangement, tri, reconditionnement et nettoyage, nous voilà logés dans un espace si grand qu'on s'y perd!
Les filles n'en reviennent pas. Elles se partagent une chambre aussi grande que toute notre pauvre maison à raser!
Enfin un terrain de jeux à la dimension des ambitions ferroviaires de la plus jeune. Pour une fois qu'elle peut sortir TOUS les rails du train lego en une fois!
Quand je pense que j'avais juré mes grands dieux que j'avais fait mon dernier déménagement! Et dire que d'ici deux mois, on repart dans l'autre sens!
Bref, tout cela pour dire que ce blog semblait mort-né... mais je vais tenter de rattraper le temps perdu (on va le dire vite! D'autant que je commence mon nouveau job mardi, glups!)