01 décembre 2008

Noël aux couleurs du paon...

Après un mercredi consacré à des tentatives (oiseuses) pour réaliser des fleurs en plumes et des papillons en papier banane (faudra que je prenne des photos), ce dimanche était consacré aux boules décorées.
Nous avons commencé par fouiller les rayons d'articles de Noël pour y dénicher de simples boules en verre à prix démocratique. Seule condition : être bleue, verte ou turquoise.

Ensuite, couvrir la table de papier journal, équiper ma colombe d'un tablier et ma pénélope de manches courtes (elle a horreur des tabliers... et des excès de vêtements, en général), trouver des supports à boules et sortir la peinture acrylique, les tubes de 3D, les colles et les paillettes...


Ensuite, on s'applique... et on prépare son projet sur papier avant de passer à l'action.



Un petit échantillon de nos boules de Noël paonesques :

Un paysage étoilé se reflétant dans l'eau (en cours), peinture acrylique et 3D. Des chats découpés à l'emporte-pièce dans du papier vitrail, des paillettes et de la peinture 3D


Une spirale tricolore exécutée au pinceau plat avec 3 couleurs de peinture acrylique (en même temps) et quelques volutes de peinture 3D


Peinture acrylique, paillette et patience pour la boule à l'avant-plan; peintures 3D pour les deux à l'arrière


Paons peint à l'acrylique, détails à la peinture 3D; papier vitrail découpé, collé et cerné de 3D

Un Noël beau comme un paon

Les dimanches de novembre sont généralement aussi pluvieux que déprimants. Nos ancêtres ont résolu le problème pour nous. A l'aproche du solstice d'hiver, on prépare la fête.
Quand on a fini d'épuiser les charmes de la lettre à Saint-Nicolas, que tous les catalogues de jeux sont en lambeaux et leurs morceaux dûment collés sur une liste à rallonge, on va faire le tour des décorations de Noël...
Cette année, après avoir admiré les daims animés grandeur nature, détaillé le village miniature aux carrousels enchantés, nous sommes restées hypnotisées devant un décor aux couleurs du paon. Un camaïeu de vert, turquoise, bleu et violet; des paons, des elfes, des papillons, des plumes, des fleurs... Une débauche de couleurs et de motifs bien éloignée des traditionnels décors en rouge et or...

Nos trois grands cartons de décorations de Noël abritent une assez belle collection de boules violettes, couleur qui a fait plusieurs saisons chez nous. On y trouve même quelques boules bleu ciel, achetées sur un coup de tête et jamais utilisées, faute d'harmonie compatible.

On est loin du compte, sauf en matière de dimanches (et mercredis) froids et pluvieux. Nous voilà installées au coin du feu, noyées sous des flots de papier crêpon, de soie, vitrail, banane, japonais.

Premier exercice : le paon en papier vitrail



L'idée est simple. Dans du papier suffisamment rigide, on découpe deux silhouettes en miroir. On garnit les ouvertures de la première silhouette de papier vitrail (ou de papier de soie, ou de papier calque peint), on colle la deuxième silhouette au dos. On ajoute le corps de l'oiseau et on décore avec de la peinture 3D et des paillettes.

En pratique, cela demande plus de patience qu'on ne le croit. Tout d'abord, il faut évider le paon avec un cutter. Par conséquent, pas question de laisser faire ma colombe de même pas 6 ans. Par contre, pour le collage de papier et la déco, elle a quartier libre ;)
Là, c'est le premier modèle réalisé. Passé la phase expérimentale, j'ai refait un patron un peu plus simple à manier... en augmentant l'espace entre les vides.

Si cela intéresse quelqu'un, voici le modèle du paon :

Un petit conseil si vous réalisez votre propre modèle, prévoyez des parties pleines assez larges. C'est plus facile pour coller mais de plus, cela permet d'utiliser des formes plus simples en papier vitrail. Par exemple, la partie inférieure des plumes est réalisée en un seul demi-cercle.

Plus dure sera la chute...

Elle nous a trahie, la vieille maison...
Ou peut-être est-ce nous qui avons failli, allez savoir!

Le fait est qu'après 18 mois de tergiversations, projets, plans, demandes de permis, concertations avec des entrepreneurs variés, le verdict est tombé, implacable!
Si on touche au pignon de l'ancienne grange, il s'effondre. S'il tombe, il entraîne à sa suite les voussettes, seul élément d'architecture que j'aurais souhaité sauver... Et avec un peu de malchance, il n'est pas impossible que les autres murs suivent le mouvement par pure solidarité...

Et surtout, surtout, tenter de sauver les murs du rez reviendrait à trois fois le budget d'une démolition simple et d'une reconstruction en briques avant de continuer comme prévu l'étage en ossature bois.

La nouvelle m'a choquée. Tant qu'il m'a fallu plus de deux semaines pour la digérer. C'était la fin de tout. Tous ces efforts, tous ces mois d'attente pour en arriver là. Mais comme il ne sert à rien de pleurer sur la cruche cassée, j'ai repris mon bâton de pèlerin afin de remettre debout un projet qui :
- respecte le permis d'urbanisme
- permette de conserver la TVA à 6%
- tienne dans un budget trop étriqué qui n'a pas les moyens de suivre la flambée des prix de la construction
- reste econologique : matériaux sains, naturels, recyclables, bonne isolation et ventilation, etc.

Bien sûr, si j'avais choisi cette option dès le départ, sans doute que j'aurais dessiné la maison différemment. Mais il est trop tard pour changer... enfin, il est surtout impensable de recommencer la bataille du permis d'urbanisme.

Puis, à quelque chose malheur est bon. Des amis se sont penchés sur notre mauvais sort... et nous ont prêté un appartement pour la durée des travaux (et les durs mois d'hiver). Ce logement tombé du ciel est un grand duplex en attente de très gros travaux de rénovation. Il était certes fort encombré par les "oublis" de nombreux locataires plus ou moins temporaires, le stock d'un ancien magasin de bricolage, l'atelier de reliure en attente d'un aménagement plus conséquent, des meubles, des modèles réduits d'avion, de l'électronique plus ou moins défaillante...
Une vraie caverne d'Ali-Baba!
Après une bonne semaine de rangement, tri, reconditionnement et nettoyage, nous voilà logés dans un espace si grand qu'on s'y perd!
Les filles n'en reviennent pas. Elles se partagent une chambre aussi grande que toute notre pauvre maison à raser!
Enfin un terrain de jeux à la dimension des ambitions ferroviaires de la plus jeune. Pour une fois qu'elle peut sortir TOUS les rails du train lego en une fois!

Quand je pense que j'avais juré mes grands dieux que j'avais fait mon dernier déménagement! Et dire que d'ici deux mois, on repart dans l'autre sens!

Bref, tout cela pour dire que ce blog semblait mort-né... mais je vais tenter de rattraper le temps perdu (on va le dire vite! D'autant que je commence mon nouveau job mardi, glups!)

19 octobre 2008

Histoire d'une cabane... le plan


Pour essayer de clarifier le projet, voici un petit croquis de la cabane. C'est sommaire mais on voit à gauche, l'espace isolé d'une cloison pour la douche et la toilette sèche. De l'autre côté de la cloison, le coin cuisine. Les deux fermes sont à environ 2 m des pignons et supporteront le plancher pour deux mezzanines destinées au couchage...

17 octobre 2008

Histoire d'une cabane (suite)...
Franchement, qu'est-ce que je trafique avec ces palettes ?!
C'est le 19e, ici... Vous savez, l'enfance indigente qu'on exploite honteusement...



Mi-octobre 2008




Là, je suis en chômage technique : il reste à peine l'un ou l'autre parpaing difficilement exploitable et guère plus de poutres. Le stock de palettes est également dramatiquement bas... et la saison déjà trop avancée pour en trouver facilement d'autres (la palette est une denrée très chassée par une horde d'épouvantables concurrents disposant de plus de temps et/ou d'un véhicule plus grand qu'une Twingo)



Histoire d'une cabane...

Avril 2007

















Septembre 2008
Il pleut... pardon, il drache!
Mais ce jour-là, y'avait du renfort, alors...



Quelques jours (et heures d'effort) plus tard , le soleil brille enfin... (avec le second été pourri qu'on vient de vivre, il s'agit là d'une amélioration notable!)

















Début octobre 2008
Les choses sérieuses commencent...



21 août 2008

Au Grand Moustier

Au lieu-dit “le grand moustier”…

Ainsi commence l’acte notarié… et la grande aventure, comédie dramatique ou beau conte moral, l’avenir le dira !

Pourtant, pas trace d’un monastère dans les grasses prairies qui s’étendent sur le plateau limoneux du Hainaut. Aucune mention sur les cartes locales ni dans la toponymie locale.
Un lieu de prière oublié, une histoire enfouie dans la plaine et juste quelques bribes de souvenirs transmises par un vieux monsieur… Pourquoi avoir choisi cette maison-ci, parmi tant d’autres ?

Une maison en ruines, insalubre, modeste depuis toujours, un peu à l’écart du village mais rattrapée par les constructions modernes…
Pourquoi ?

Peut-être juste un sentiment de reconnaissance au premier coup d’oeil, une sensation de familiarité, la conviction que c’était la mienne…

Bien sûr que j’ai vu son toit en ruines, ses infiltrations d’eau, ses cache-misères… et les mensonges éhontés de l’agent immobilier. Bien sûr que tous les gens raisonnables m’auraient déconseillé de l’acheter.

Mais elle me murmurait autre chose. Elle me parlait d’un temps révolu où le simple laboureur pouvait demander à la terre sa pitance et son logis pour peu qu’il eût un cœur vaillant et des bras solides. Elle me disait, la vieille maison, que ses murs défieraient encore le temps, bâtis à une époque où on ne connaissait pas le principe d’obsolescence. Elle relevait timidement ses oripeaux sans oser se targuer d’être la doyenne du lieu. Sa modestie l’empêchait de clamer une vérité élémentaire : elle avait affronté les intempéries sans faillir, son pignon aveugle faisait le gros dos au vent d’ouest, gardait ses tuiles centenaires et ses pieds au sec. Elle était plantée là, sur une éminence à peine perceptible, au milieu d’une parcelle de terre fertile. Les herbes folles masquaient la pierre d’un ancien puits. Délaissée depuis un demi-siècle, abandonnée aux soins négligents de locataires indigents, elle n’a pas connu les matériaux modernes. Ici dominent la brique de campagne, la chaux, le sable, la terre crue prise au jardin, la paille, le bois, la pierre bleue, la tuile flamande à torche …

Les égoûts sont inexistants, l’électricité tellement sommaire que mêmes les normes des années 60 devaient être trop exigeantes, un seul robinet d’eau près de la porte d’entrée, une vieille porte disjointe à l’immense clé rouillée…

Ici, on vit encore au tout début du 20e : entre le poêle à bois et la bassine en zinc… et les toilettes au fond du jardin.